Band 
Tome premier.
Seite
197
JPEG-Download
 

BATAILLE UE MONTENOTTE. 1 97

« cause commune avec eux, ou elle-même se« jettera dans leurs bras, influencée par l’es-« prit de parti. Le roi de Sardaigne n’est plus àu craindre; ses milites sont congédiées ; les An-« glais vont cesser leurs subsides; les affaires« intérieures y sont dans le plus mauvais état.

« Quelque parti que prenne la cour, les mé-« contents s’accroîtront ; après la fièvre vient« la faiblesse. Quinze à dix-huit mille hommes« sont toutes les forces qui lui restent; dissé-« minés dans un grand nombre de villes "ilsa suffiront à peine à maintenir la tranquillité« intérieure. D’un autre côté, le mécontente-« ment de la cour de Vienne contre le cabinet« de Turin ira en croissant ; elle lui reprochera« qu’à la première bataille perdue, il a déses-« péré de la cause commune. Ce n’est pas ainsi«qu’en avait agi, en 1705, Victor-Àmédée,« après la victoire que Vendôme remporta à« Cassano^ où le prince Eugène fut acculé sur« les bords du lac d’Iseo, où trois armées fran-« caises envahirent tous ses états , même le

a '

« comté de Nice; il ne lui restait plus que Tu-« rin, et cependant il tint ferme, persista dans« son alliance avec l’Autriche . Il en fut récom-« pensé l’année suivante par la bataille de Tu-« rin, où il reconquit tous ses états , en consé-« quence de cette marche si audacieuse du