BATAILLE DE MONTENOTTE. iqq
et le traité d’armistice de Cherasco. Son ar-rivée à Paris , par le Mont-Cenis, avec tant detrophées et l’acte de soumission du roi de Sar-daigne , causa une grande joie dans la capitaleet y excita le plus vif enthousiasme. L’aide-de-camp Junot, qui avait été expédié après la ba-taille de Millesimo par la route de Nice , arrivaaprès Murat.
La province d’Alha, que les Français occu-pèrent en entier, était de tout le Piémont lepays le plus opposé à l’autorité royale , celuiqui contenait le plus de germes révolution-naires; il y avait déjà éclaté des troubles; plustard encore il en éclata de nouveaux. Si on eûtvoulu continuer la guerre avec le roi de Sar-daigne , c’est là que l’on eût trouvé le plus desecours et le plus de disposition à l’insurrec-tion. Ainsi au bout de quinze jours, le premierpoint du plan de campagne était atteint. Degrands résultats étaient obtenus; les forteressespiémontaises des Alpes étaient tombées; la coa-lition était affaiblie d’une puissance qui lui four-nissait 60 à 70,000 hommes, plus importanteencore par sa position. Depuis le commence-ment de cette campagne, dans le courant d’unmois, la législature décréta cinq fois que Far-inée d’Italie avait bien mérité de la patrie,dans les séances des 21, 22, 24, 2.5 et 26