RÉVOLTE DE PAVIE.
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§ iv.
On attribua ce soulèvement à la contributionextraordinaire de vingt millions qui venait d’ê-tre frappée, aux réquisitions nécessaires à l’ar-mée, peut-être à quelques vexations particu-lières. Les troupes étaient nues, ce qui justifiaitle titre de bandits et de brigands que leur don-naient les ennemis. Les Lombards, les Italiensne se regardaient pas comme vaincus ; c’étaitl’armée autrichienne qui avait été battue ; au-cun corps italien n’était au service de l’Autri-che ; le pays payait même une contributionpour être exempt du recrutement ; c’était unprincipe reconnu par la cour de Vienne , qu’ilétait impossible de faire de bons soldats desItaliens. Cette circonstance, d’être obligé devivre des ressources locales, retarda beaucoupl’esprit public d’Italie . Si, au contraire, l’arméefrançaise avait pu être entretenue des deniers dela France , dès les premiers jours on eût pu leverdes corps nombreux d’Italiens. Mais vouloirappeler une nation à la liberté, à l’indépen-dance, vouloir que l’esprit se forme au milieud’elle, qu’elle lève des troupes, et lui enleveren meme temps ses principales ressources, sontdeux idées contradictoires, et c’est dans leur