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Tome premier.
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MARCHE SUR LA RIVE DROITE DU PC). 267

§ IV.

Cependant l’alarme gagna le. Vatican . Âzara,ministre d’Espagne, muni des pouvoirs du pape,accourut en toute hâte pour signer le 2 3 juinun armistice qui rassura le pape. Le saint-père s’engagea à envoyer un ministre à Paris pour y traiter de la paix définitive avec la ré-publique; que l’armistice durerait jusqu’à la con-clusion de la paix; que Bologne etFerrare reste-raient à l’armée française ; qu’elle mettraitgarnison à Ancône ; que le pape .'paierait vingt-un millions en argent, chevaux et denrées né-cessaires à l’armée ; qu’il livrerait cent objetsd’art au choix des commissaires français pourêtre envoyés au musée de Paris . Les circon-stances militaires étaient telles qu’il ne pouvaitentrer dans l’esprit de Napoléon de marcher surRome . Toutefois les philosophes et les ennemisdu saint-siège virent avec peine cette suspen-sion d’armes ; les peuples de Bologne surtouts’inquiétaient de retourner sous la dominationdu pape; mais il fut facile de leur faire compren-dre que, maître désormais des conditions de lapaix, elle ne se ferait pas sans garantir leur li-berté; ils en requirent la promesse et armèrentaussitôt des gardes nationales.

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