aG8 MJÎMOIIIES DE JVAPOLJÎOJV.
Italie ; ce qui, réuni à l’armée de Beaulieu quel’on avait recrutée pendant deux mois, et à lagarnison de Mantoue , porta cette armée à80,000 hommes, sans compter les malades deMantoue, L’armée française avait rempli sa tâ-che en détruisant celle de Beaulieu; si les ar-mées duRhin en eussentfaitautant,cettegrandelutte eiit été terminée : cependant le bruit despréparatifs de l’armée d’Autriche retentissaitdans le pays vénitien ; les lettres du commercese plaisaient à les exagérer encore : avant la find’août elle serait maîtresse de Milan; les Français perdraient la péninsule; ils ne pourraient ga-gner les Alpes ; le proverbe se vérifierait denouveau cette année, que VItalie était leurtombeau.
§ 11 .
Napoléon suivait attentivement tous ces pré-paratifs, et en concevait de vives alarmes. Ilfaisait sentir au directoire qu’il était impos-sible que 4o,ooo hommes pussent soutenirseuls l’effort de toute la puissance autrichienne ;il demandait qu’on lui envoyât des renforts, ouque les armées du Rhin entrassent en campagnesans délai. Il rappelait la promesse qu’on luiavait donnée à son départ de Paris , qu’elles.