qu’en cernant ce point fixe, il cernerait l’ar-mée française . Pour déconcerter ses projets ilfallait soi-même reprendre cette initiative ,rendre l’armée mobile en levant le siège deMantoue , sacrifiant les tranchées et l’équipagedu siège, pour se porter rapidement avec toutel’armée réunie sur un des corps de l’ennemi ,et successivement contre les deux autres. LesAutrichiens étaient deux et demi contre un,mais si les trois corps étaient attaqués séparé-ment par toute l’armée française, celle-ci au-rait, sur le champ de bataille, l’avantage dunombre. La droite sous Quasdanowich, quiavait débouché sur Brescia , était la plus en-gagée, Napoléon marcha d’abord contre elle.La division Serrurier brûla ses affûts de siège ,ses plates-formes, et jeta ses poudres à l’eau ,enterra les projecliles, encloua les pièces, etleva le siège de Mantoue dans la nuit du 3ijuillet au premier d’août. La division Augereause porta de Legnago sur le Mincio, à Bor-ghetto ; les troupes de Masséna défendirent,toute la journée du 3o, les hauteurs entre l’A-dige et le lac de Garda. La brigade Dallema-gne se dirigea sur Lonato; Napoléon se renditsur les hauteurs en arrière de Dezenzano, fi*remarcher Soret sur Salo pour dégager le gé-néral Guyeux, compromis dans le mauvais poste
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