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Tome premier.
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BATAILLE DE CASTIGLÏONE. 285

naît aux Français d’occuper; il se retira à Rove-redo et à Trente. L’armée française avait elle-même besoin de repos; l’armée autrichienne ,après sa défaite, était encore de 4o,ooo hom-mes , mais avec cette différence, que désormaisun bataillon de l’armée d’Italie en mettait qua-tre des ennemis en fuite, et que partout elleramassait du canon, des prisonniers et des effetsmilitaires.

Wurmser avait, il est vrai, ravitaillé la gar-nison de Mantoue ; il en avait retiré des bri-gades de Rocca vin a et de Wukassowich ; maisil ne ramenait que la moitié de sa belle armée.Du reste, rien ne saurait être comparable audécouragement et à la démoralisation de cettearmée, après ses revers, si ce n’est l’extrêmeconfiance dont elle était animée au commence-ment de la campagne. Le plan du général autri-chien , qui pouvait réussir dans d’autres circon-stances, ou contre un autre homme que sonadversaire, devait avoir l’issue funeste qu’il aeue; et bien qu’au premier coup d’œil, la dé-faite de cette grande et belle armée, en si peude jours, semble ne devoir être attribuée qu’àl’habileté de Napoléon, qui improvisa sans cessedes manœuvres contre un plan général arrêtéà l’avance, on doit convenir que ce plan repo-sait sur de mauvaises bases; c’était une faute