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Tome premier.
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2 88 ' MÉMOIRES J>E NAPOLÉON.

les ouvrages sur Ja ligne de contrevallation.Tous les jours les troupes diminuaient par leravage de la fièvre, et l’on prévoyait avec effroique ce ravage ne ferait que s’accroître pendantl’automne. Il est vrai que la garnison était sou-mise aux mêmes maux; cependant elle étaitmieux abritée dans les maisons et jouissait deplus de commodités que les assiégeants.

§ X.

Aux premiers bruits des revers de l’arméefrançaise, les peuples d’Italie démasquèrentleurs dispositions secrètes. Le parti ennemi semontra le plus fort à Crémone , à Casal-Major,à Pavie; mais en général la Lombardie con-serva un bon esprit : à Milan surtout, le peupletémoigna une grande constance, ce qui lui mé-rita dès-lors la confiance de Napoléon, qui luidonna des armes qu’il ne cessait de demanderavec instance, et dont il fit depuis un bon usage.Il écrivit peu après aux Milanais: « Lorsque« l’armée française battait en retraite, que les« partisans de l’Autriche et les ennemis de la« liberté de l’Italie la croyaient perdue sans« ressource, lorsqu’il était impossible à vous-« mêmes de soupçonner que cette retraite n’é-« tait qu’une ruse, vous avez montré de l’atta-