il se repliait sur la Piave, de cerner et prendrela division Mezaros , qui déjà était compromiseet trop avancée pour se retirer. Il confia lagarde du Tyrol italien au général Vaubois, qui,de sa position du Lavis , était à même de se por-ter jusqu’au Brenner , à la rencontre du généralMezaros, si sa droitearrivaitsurInspruck.ilorganisa dans la nuit l’administration du pays,et fit afficher la proclamation suivante :
« Tyroliens ! vous sollicitez la protection de« l’armée française ; il faut vous en rendre di-« gnes : puisque la majorité d’entre vous est« bien intentionnée, contraignez ce petit nom-« bre d’hommes opiniâtres à se soumettre. Leur« conduite insensée tend à attirer sur leur pa-« trie les fureurs de la guerre ; la supériorité de« mes armes est aujourd’hui constatée. Les mi-« nistres de l’empereur, achetés par l’or de l’An-te gleterre, le trahissent. Ce malheureux prince« ne fait pas un pas qui ne soit une faute. Vous« voulez la paix? Les Français combattent pour« elle. Nous ne passons sur votre territoire que« pour obliger la cour de Tienne de se rendre« au voeu de l’Europe désolée, et d’entendre le« cri de ses peuples ! nous ne venons pas ici pour« nous agrandir ; la nature a tracé nos limites« au Rhin et aux Alpes , dans le même temps« qu’elle a posé au Tyrol les limites de la mai-