COMBATS ENTRE LE MINCIO ET LA BRENTA. 3x1
la croyance de toute l’Italie, l’armée française était encore destinée à remporter des victoiresplus sanglantes et plus glorieuses, et l’Autriche devait lever encore et perdre deux armées nou-velles avant que les destins de ce boulevard del’Italie ne fussent accomplis.
Kilmaine , d’origine irlandaise, était un ex-cellent officier de cavalerie : il avait du sang-froid , du coup d’œil, il était très propre à com-mander des corps d’observation détachés, àtoutes les commissions délicates qui exigent dudiscernement, de l’esprit et une tête saine. Ilavait été employé, en prairial, contre le fau-bourg Saint-Antoine. Lors de la campagne d’I-talie il avait environ cinquante ans. Il rendit desservices importants à l’armée, dont il eût été undes principaux généraux sans la faiblesse de sasanté. Il avait une grande connaissance destroupes autrichiennes; familier avec leur tacti-que, il ne s’en laissait point imposer par lesfaux bruits qu’elles sont dans l’habitude de ré-pandre sur les derrières d’une année, ni par cestêtes de colonnes qu’elles jettent sur les com-munications dans toutes les directions, pourfaire croire à la présence de grandes forces oùelles ne sont pas. Ses opinions politiques étaienttrès modérées.