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Tome premier.
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33ü MÉMOIRES I)E NAPOLÉON.

Duhesme, le séparèrent du centre et le jetèrentune'marche en arrière, dans le temps que latroisième, commandée par le général Frœlich,passait le Danube à Ulm , et prenait l’arméefrançaise par derrière. Le quartier-général fran-çais , les parcs, les administrations, furent chas-sés d’Heydenheim ; ils se sauvèrent sur Aalen .Ainsi, dès le commencement de la bataille l’ar-mée française était tournée, coupée, avait perdusa ligne d’opérations ; le désordre était dans sesparcs et réserves. Ce résultat était quelquechose ; mais les trois colonnes qui avaient étéemployées pour l’obtenir, se trouvant à troislieues du champ de bataille, ne pouvaientprendre part à l’action. Les deux colonnes dedroite débouchèrent par la chaussée de Nord-lingen, passèrent entre l’avant-garde et la gau-che, et attaquèrent l’extrémité de la ligne debataille où commandait le général Gazan ; lestrois colonnes du centre qui formaient l’attaqueprincipale, dirigée par l’archiduc en personne,étaient fortes de dix-neuf bataillons et de vingt-quatre escadrons ; elles débouchèrent d’Auf-hausen, culbutèrent les postes de St-Cyr, quine s’attendait pas à une attaque aussi brusque,et occupait encore la position où il s’était trouvéla veille au soir en terminant le combat d’Églin-gen. Il les rallia sur les hauteurs de Dunstel-