338 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,
rai Moreau se décida, sans avoir aucun projet,à marcher en avant. Le 9, la gauche se portaà Neustadt, appuyée au Danube , vis-à-vis Abens-berg, le centre sur Menburg et la droite à Mos-bourg. Munich et Freysing étaient tombés aupouvoir des Français , mais l’ennemi était enposition sur la rive gauche de User. Moreauéprouva peu d’obstacles dans ce mouvement;il y fit 5 à 600 prisonniers. L’ennemi s’atten-dait à ce qu’il se porterait sur Ratisbonne ; maisle 8 et le 9 il ne bougea pas, et le 10 il battiten retraite pour reprendre ses positions, et dé-tacher le général Desaix, avec ia,oo%hommes,à la recherche de l’armée de Sambre-et-Meuse,qui alors était à plus de quatre-vingts lieues delui. Desaix passa le Danube dans la nuit du 10 au1 i,à Neubourg, et arriva le 12 à Achstett, poussale 14 àHeydeck, à demi-chemin de Nuremberg ;là, il apprit en détail les événements qui s’é-taient passés depuis long-temps, et que déjàl’armée de Sambre-et-Meuse était repoussée surle Rhin : il rétrograda; le 16, il rejoignit l’ar-mée sur le Danube . Cependant le général La-tour, instruit du mouvement de Desaix, se portaen avant, engagea sur tous les points des com-bats de peu d’importance; mais ayant acquisdes. renseignements sur la faiblesse du dé-tachement de Desaix et la supériorité des