36:2 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
hommes, resta dans le Palatinat sur la rive gau-che, et Laborde, avec 10,000 hommes, sur lehaut Ithin. Les trois corps et la réserve, for-mant toute l’armée forte de 60,000 hommes,devaient, le 26 à midi au plus tard, se trouversur la rive droite, en marche pour surprendreet écraser les divisions ennemies disséminées lelong du fleuve. Le 27 juin l’armée devait en-trer à Rastadt, le 3o à Sforzheim, ayant isoléPhilipsbourg, Manheim, et coupé l’ennemi duNecker, sur lequel elle devait être du premierau 4 juillet; son général eût gagné quinzejours, se fût épargné plusieurs combats insi-gnifiants, et eût à leur place remporté plusieursvictoires éclatantes qui eussent encore affaiblison adversaire, alors si inférieur à lui, et avantque le prince Charles ne pût opérer son re-tour des bords de la Lalm. Les indécisions dugénéral français donnèrent le temps au généralennemi de réunir son armée à Ettlingen , àtrois marches de Kelil, treize jours après lepassage du Rhin. Que pouvait craindre le gé-néral français pour le territoire de la républi-que, lorsqu’il prenait l’offensive avec 70,000hommes?
3° Après le passage du Rhin, avant d’avoirfait sa jonction avec l’armée de Sambre-et-Meuse, ce général détache sa droite, faisant