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Tome premier.
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MEMOIRES DE NAPOLÉON.

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importante, qu’il est impossible, sans sa pos-session, d’organiser la guerre dans le bassin duDanube , qui s’étend des montagnes du Tyrol etde la Suisse à celles de la Thuringe et de laSaxe : il devait appuyer sa droite au Danube ;alors, arrivé à Neresheim , il ne se fût pastrouvé en l’air. Mais, quoique tourné à la ba-taille de Neresheim , par sa droite, par sa gau-che, n’ayant aucun appui central, il soutintl'honneur des armes, il y montra du sang-froidet de la constance.

Après la bataille de Neresheim , il eût dû seporter à tire-d’aile sur la Warnitz et l’Altmulh,se joindre à Jourdan, placer son quartier-géné-ral à Ratisbonne , fortifier ce point, le plus im-portant pour lui après celui d’Ulm, et manœu-vrer sur les deux rives. La jonction des deuxarmées eût pu s’opérer dans la journée du i 5au 16 août; le succès de la campagne eût étédécidé : au lieu de cela, il fit ce que pouvait dé-sirer son ennemi; il resta douze jours sans rienfaire dans le moment décisif de la campagne,se résolut enfin à passer le Danube et le Lech,après quoi il resta de nouveau seize jours inac-tif ; on eût dit qu’il ignorait qu’une armée fran-çaise existait sur sa gauche. Ce ne fut que le 10septembre, un mois après la bataille de Neres-heim , et lorsque l’armée de Sambre-et-Mcuse