5l e DE BATAILLE.
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prirent quatre drapeaux. Paradis , sergent-major-porte-enseigne, ne se comporta pas avecmoins de courage ; il courait en avant du frontde bataille, et enflammait ses camarades de lanoble ardeur dont il était animé.
Nous marchions obliquement sur le centre ,et notre aile gauche resserrant son demi-cercle,nous coupâmes la retraite à une partie de l’arméeennemie; nous fimes prisonnier tout entier lerégiment de la marine piémontaise, avec sonétat-major et sa musique : toute son artillerie etses équipages restèrent en notre pouvoir : onpoursuivit les fuyards pendant l’espace de deuxlieues, jusqu’à ce que le général Laharpe or-donnât la retraite. La demi-brigade rentra dansCairo à la nuit.
Le 06, Beaulieu réunissant l’élite de ses trou-pes, tomba sur celles que nous avions laisséesà Dego. Surprises dans le repos, dans la sécu-rité qu inspire ordinairement une victoire ré-cente , assaillies d ailleurs par un nombre infi-niment supérieur, elles furent battues et forcéesd’abandonner les positions que nous avions em-portées la veille. Aussitôt l’armée se mit enmouvement pour les reprendre ; la 5 i e se portasur le même point d’attaque : l’ennemi lui op-posa d abord une résistance opiniâtre et meur-trière, le brave généra] Causse combattant avec