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5 I e DE BATAILLE.
arriva le 19 à Plaisance , où elle passa le Pôsans obstacle. L’ennemi, occupé ailleurs, n’eutpas le temps de se porter sur le pont. Des trou-pes parurent le lendemain, mais il n’était plustemps.
L’avant-garde les joignit à Fombio et les atta-qua; elle venait de les chasser de ce poste quandla demi-brigade, partant des rives du Pô aprèsmidi, vint occuper le village : elle y fut un in-stant inquiétée par la cavalerie; à neuf heuresdu soir, on lui donna l’ordre d’aller à Codogno ,que l’ennemi occupait encore sans qu’on s’endoutât : on s’imaginait que les grenadiers quien avaientpris le chemin, après s’être rendus maî-tres de cette ville,avaient passé outre, ou y étaienten partie restés ; aussi on marcha avec sécurité,sans prendre aucune des précautions dont onuse ordinairement en approchant de l’ennemi.Déjà toute la demi-brigade s’était engagée dansla rue principale, déjà la tête de la colonne étaitparvenue au débouché de cette rue sur la place,quand les Autrichiens, que des ténèbres épais-ses dérobaient à notre vue, commencèrent àfaire feu sur nos troupes. Cette première dé-
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