5 I e DE BATAILLE.
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arrêté son premier choc. Le chef de brigadeLaffons, accablé de fatigue et chargé d’ans, n’enpouvait plus, et suivait à peine sa marche ra-pide; mais le commandant du i er bataillon ,Meinzevieg, qui se distingua dans cette mémo-rable journée par son intelligence et son intré-pidité, et qui y fut blessé très grièvement,de concert avec le citoyen Soûlés, chef du3 e bataillon, la rallia, et ranimant son énergiepar sa belle conduite, la conduisit enfin à lavictoire.
Le capitaine Bavière ; Bony, Simonet, Ramond,Lafosse, Mouroux, tous lieutenants, Idrac, tam-bour-major, Eitaf, sergent, qui, en montantcourageusement à l’assaut, fut tué d’un coup demitraille, Maranno, caporal, qui d’un coup derevers coupa les traits des chevaux d’une piècequ’on emmenait, Gileron , soldat, déployèrentdans cette importante bataille ce courage éner-gique, cette intrépidité qui caractérisent les dé-fenseurs de la liberté.
Lafosse, lieutenant, monta des premiers surune batterie, et quoique grièvement blessé à lamain, aidé de Simonet, tourna une pièce decanon sur l’ennemi qui se retirait, et l’accom-pagnant de plusieurs décharges, acheva de lemettre en désordre.
Les capitaines Choisat, Michel et Duk mou-