/lO4 HISTOIRE DE l’aUMEE ü’iTALIE .
brigades, le reste des bataillons se replia tout àcoup sur le revers de la chaussée, et fut bien-tôt confondu avec le reste de la division ; destirailleurs ennemis découvraient ce revers, etnous y tuaient beaucoup de monde; on restaitlà sans faire un pas ni en avant ni en arrière, onse faisait massacrer sans fruit. Rien ne fut capa-ble d’engager les troupes à faire une nouvelletentative et à se porter de nouveau sur l’ennemi;plusieurs officiers, pour les entraîner et ra-nimer leur énergie, s’exposèrent long-tempssur la chaussée au péril le plus grand, et fu-rent tous blessés ou tués. Rhonat, capitaine ,commandant lebataillon, perdit la vie'en mar-chant vers le pont avec son intrépidité accou-tumée; Simonet, qui, prenant le drapeau d’unemain et le sabre de l’autre, s’avança si loin qu’ondésespérait de lui, fut grièvement blessé; lechef de brigade Laffons eut la cuisse traversée :ce brave et vieux militaire, avec son sang-froidordinaire, était là en butte à tous les coups, etgémissait de l’irrésolution de nos troupes.Sicard, lieutenant, y reçut une légère blessure.
Cependant le 3 e bataillon reçut l’ordre dansl’après-midi de passer le canal qui était à notregauche, et d’aller attaquer le village par der-rière. Cet ordre fut exécuté avec intelligence etcourage par son chef Soulès, qui y fut blessé;