5 I e DE BATAILLE.
somme et d’une médaille où était inscrit le nomdu militaire sauvé; nous poussâmes jusqu’à Co-negliano,où nous passâmes la nuit; la 5 i e étaiten réserve en arrière du parc d’artillerie. Nouscoutinuâmes par Sacile et Pordenone; le 26, nousarrivâmes surlesbords duTagliamento, où nousfûmes suivis de près par la division Bernadotte .Le Tagliamento est un torrent dont le lit a plusd’une demidieue de largeur: ses eaux,qui n’encouvrent la surface que dans les pluies extraordi-naires , se divisent en 6 ou 7 canaux guéables.
Bonaparte, après avoir lui-même sondé la ri-vière et reconnu les forces de l’ennemi, qui pa-raissait très déterminé à nous en disputer lepassage, fit ses dispositions d’attaque ; unevive canonnade s’était engagée sur les deuxrives et avait fait courir de grands dangers àugénéral en chef dans sa reconnaissance.
A midi les deux divisions formées en colonnesserrées par demi-brigade, se mirent en mou-vement ; Bernadotte tint la droite et Guieux lagauche ; les grenadiers réunis à la cavalerie età l’infanterie légère formaient l’avant-garde; lecorps de bataille venait ensuite, et à quelquedistance le corps de réserve. La 5 i e avec le5 e de dragons formait celle de la division,l’ordre de bataille était magnifique, et les mou-vements des corps bien concertés; les soldats