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Tome premier.
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quelques coups de fusils échangés d’une rive àl’autre, qui n’eurent aucune suite fâcheusepour nous.

Cependant nous filâmes bientôt du côté dePlaisance, où nos carabiniers qui étaient emba-taillonnés depuis deux jours avaient forcé lepassage du fleuve. Le général Rusca se portavers Borghetto. L’ennemi y avait laissé uncorps de réserve, pour intercepter notre mar-che sur Lodi où était le ralliement de l’arméeautrichienne. On se range en bataille en face deBorghetto. Deux pièces d’artillerie et nos tirail-leurs mirent l’ennemi en fuite. Nous commen-cions à prendre du repos, lorsque deux heuresaprès nous reçûmes l’ordre de partir pour Lodi.La division du général Augereau y était déjà ras-semblée. L’on ne peut pas dire que nous nous yrendîmes au pas accéléré, car nos chasseurs en-tendant le bruit du canon, couraient de toutesleurs forces pour s’y trouver à temps. Aussitôtarrivés, nous nous formons lestement en colon-nes serrées pour attaquer l’ennemi. Il était ques-tion de traverser le pont qui est sur i’Adda, etsous la fusillade la plus vive de l’armée ennemie,rangée en bataille de l’autre côté de la rivière.Une batterie de douze pièces et quelques obu-siers qui croisaient sur le pont et à portée demitraille, était ce qu’il y avait de plus meurtrier.