29 e LÉGÈRE. /pg
culbutés par nos carabiniers. L’on bat la chargedans toute la colonne : nous nous déployonssur la ligne des Autrichiens; et, après quatreheures de combat, nous les forçons de rentrerà Salo, où ils avaient plusieurs pièces d’artille-rie placées sur le bord du lac, et à la portée dela ville, qui battaient sur la route.
Le général Sauret divisa alors notre petitcorps de bataille en deux : les Allobroges et unepartie de la 29 e légère filèrent avec précipitationle long du lac, tandis que deux autres batail-lons tournaient par les hauteurs sur la gauchede Salo. Deux fois les chasseurs de la 29 e étaiententrés dans la ville, et avaient été repoussés parl’artillerie placée à chaque rue, et par la cava-lerie qui les chargeait ensuite.
Mais les bataillons qui avaient passé sur lagauche inquiétèrent les ennemis. Ils évacuèrentleurs équipages, et songeaient déjà à faire filet-leur artillerie : il n’était plus temps, les deuxpetites colonnes descendent avec intrépidité surSalo. La 27 e , qui voyait nos efforts pour la dé-livrer, fit une sortie. L’ennemi, rangé en ba-taille sur tous les points, fit d’abord un feutrès vif qui tua beaucoup de monde ; mais il s’en-fuit presque aussitôt, en nous abandonnant sixpièces de canon, deux ohusiers et beaucoup decaissons. Nous lui fîmes dans cette journée