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font un feu très-soutenu , et marchent ensuitesur nous avec le plus grand ordre. Nous nousreployons sur le camp pour avoir une positionavantageuse. Le général Veaux croit qu’on seretire sur lui, et va s’emparer d’une hauteurencore plus éloignée ; il se trouve enveloppé ettrop séparé de nous pour que nous puissions levoir; il est fait prisonnier. Nous tenons fermeau camp pendant plus de deux heures ; mais lechef de brigade Balleydier, ne pouvant plus re-cevoir d’ordre du général, ne sachant pas nonplus ce qui se passait à Salo, et ne voyant veniraucun renfort, crut devoir se retirer du côté dela ville.
Cependant la petite colonne qui était des-cendue àSalo avaittout le succès possible. Deuxescadrons de houlans veulent intimider nos ca-rabiniers en les chargeant; mais ceux-ci leurfont rebrousser chemin, les serrent contre lelac, et les font tous prisonniers avec le généralqui les commande; une partie de leur infan-terie , n’ayant plus de retraite, met bas lesarmes.
Le général Guieux ne trouva pas prudent derester dans la ville, il emmena au camp desPiémontais, les deux mille Autrichiens et les hou-lans qu’il venait de prendre. C’est dans cette posi-tion que nous le rejoignîmes , emmenant avecr. 28