2Q' LÉGÈIl lï. 4^7
ce fut eu vain, la déroute devint complète dansla division ; la droite était encore plus en dés-ordre. Nos deux bataillons suivent le mou-vement rétrograde de ceux qu’ils allaient sou-tenir : un grand nombre cependant sont faitsprisonniers en voulant rester à leur poste ,.beaucoup perdent la vip ; Je chef de brigadeBalleydier et le chef de ce bataillon sont faitsprisonniers; Béguin, capitaine commandant ledeuxième bataillon, est blessé ; Drouilly, capi-taine de carabiniers, perd la vie, après avoir étéblessé deux fois sans vouloir quitter sa compa-gnie; Ducret, lieutenant, Petit, lieutenant, Be-noist, sous-lieutenant, meurent aussi au champd’honneur. Alors le général Masséna réunittoutes ses troupes sur le même point, en avantde notre cavalerie, qui n’avait pas encore donné.La division avait perdu dans sa retraite cinqpièces d artillerie volante; on retourna les cher-cher. L ennemi était partout retranché naturel-lement dans des fossés masqués par des vignes,où il nous attendait avec sécurité, et où cepen-dant nous ne pouvions pas l’apercevoir ; il nouslaissait avancer très près, et nous faisait alorsun feu terrible ; son artillerie nombreuse croi-sait aussi sur tous les passages, de sorte que lesuccès de cette journée était toujours douteux.Cependant la présence du général en chef fit