444 HISTOIRE DE LARMÉE d’iTALIE .
d’infanterie légère. L’ennemi, qui s’en aperçut,dirigea de suite de ce côté une grande partiede ses forces, de sorte qu’il gravissait le reversde la montagne d’un côté, tandis que nous mon-tions de l’autre. Il fit ce mouvement sans tirerun coup de fusil, et se trouva plus tôt que noussur la crête. Il commença alors la fusillade : nousrétrogradâmes un instant; mais sentant le ren-fort de la 85 e qui nous suivait, nous retournâmessur les Autrichiens à la baïonnette, et les cul-butâmes dans la plaine. Notre cavalerie était aumême instant aux prises avec celle de l’ennemi ;le régiment de Berchini remporta l’avantage surelle, et lui fit beaucoup de prisonniers le longde l’Adige. L’on poursuivit les fuyards jusqu’àPasson, et la journée se termina là. Jacob , lieu-tenant de carabiniers, fut tué à cette affaire. Ellene nous coûta qffe quatre chasseurs blessés etdeux tués.
Le lendemain l’ennemi fut encore débusquéde la Gorona par la 4 e et la 17 e d’infanterie légère,commandées par le lieutenant-général Liébault.
La 29 e alla cantonner à Pezenas ; elle étaitsous les ordres du général de brigade Lebley.
Le I er frimaire , nous montâmes à la Co-rona.
Le 2, la demi - brigade de la Haute-Saône ,forte de 700 hommes, s’embrigada avec nous.