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puyait à l’artillerie, placée sur la route qui con-duit à la Corona; elle avait à sa gauche la 85 ede bataille, qui se prolongeait du côté du lac.La 29 e occupait, à elle seule, un espace de ter-rain si étendu que les trois bataillons, quoi-que sur la même ligne, étaient fort éloignés lesuns des autres. L’ennemi s’avança le 24 jusqu’àCaprino, où il attaqua, le2Ô, deux heures avantle jour, du côté de la chapelle St-Marc. Lesdemi-brigades le repoussèrent plusieurs foisavec avantage. Il n’avait encore fait aucun mou-vement de notre côté, et il était neuf heures dumatin, lorsque la 85 e fut attaquée sur sa gau-che; alors plusieurs bataillons de Croates s’a-vancèrent sur nous en commençant la fusillade.Le 3 e bataillon de la 29 e , qui était le plusprès, fit d’abord un feu très vif; cependantla 85 e avait déjà abandonné ses positions ; saretraite fut si précipitée, que l’ennemi étaitdéjà maître d une éminence située derrièrenous. Nous nous trouvons donc placés entredeux feux. Nous résistons un moment, et per-dons beaucoup de braves : Guillier, capitaine decarabiniers, et Muller, sont tués; Marchi, notrechef, a la jambe cassée d’une balle. Nous nousretirâmes alors en désordre sur Rivoli, nous nereprîmes nos positions que sur le soir, aprèsneuf heures de combat.