d’artillerie, vint de Paris , envoyé par le comitéde salut public, pour commander l’artillerie dusiège. La révolution avait porté au grade supé-rieur de l’artillerie les sous-officiers et les lieu-tenants en troisième. Un grand nombre d’entreeux étaient susceptibles de faire de bons géné-raux dans cette arme ; mais beaucoup n’avaientni la capacité, ni les connaissances nécessairespour remplir les grades élevés, où l’anciennetéet l’esprit du temps , seulement, les avaientplacés.
A son arrivée, Napoléon trouva le quartier-général au Beausset ; on s’occupait des prépa-ratifs à faire pour brûler l’escadre coalisée dansla rade de Toulon . Le lendemain, le comman-dant de l’artillerie alla, avec le général en chef,visiter les batteries. Quel fut son étonnementde trouver une batterie de six pièces de 24,placée à un quart de lieue des gorges d’Ollioules,à trois portées de distance des bâtiments an glais , et à deux du rivage ; et tous les volon-taires de la Côte-d’Or et les soldats du régimentde Bourgogne occupés à faire rougir les bou-lets dans toutes les bastides (1) ! Il témoignason mécontentement au commandant de la bat-terie, qui s’excusa sur ce qu’il n’avait fait qu’o-béir aux ordres de l’état-major.
(x) Nom qu’on donne, dans le Midi, aux maisons de campagne.