32 MEMOIRES UE NAPOLEON.
affreux qu’il faisait ; la pluie toœbail; par tor-rents-
Dugommier et le commandant d’artillerie serient dç ces craintes : deux colonnes sont for-mées , et l’on marche à l’ennemi.
Les coalisés, pour éviter l’effet des bombeset des;bou!ets qui foudroyaient le fort, avaientl’habitude de se tenir à une certaine distanceen arrière. Les Français espéraient arriver auxouvrages avant eux; mais les ennemis avaientétabli en avant du fort une nombreuse ligne detirailleurs, et la fusillade s’étant engagée au piedmême de la montagne, les troupes accoururentà la défense du fort j dont le feu devint des plusvifs. La mitraille pleuvait partout. Enfin, aprèsline attaque extrêmement chaude, Dugommierqui, selon sa coutume, marchait à la tête de lapremière colonne, fut obligé de céder. Désolé,il s’écrie : Je suis perdu.
En effet, dans ces temps, il fallait des succès;l’échafaud attendait le général malheureux.
Cependant la canonnade et la fusillade du-raient toujours. Muiron , capitaine d’artillerie,jeune homme plein de bravoure et de moyens,et qui était l’adjoint du commandant d’artillerie,est détaché avec un bataillon de chasseurs, et sou-tenu par la deuxième colonne qui le suit à portéede fusil. 11 connaissait parfaitement la position,