ARMEMENT DES COTES. 3l
troisième espèce n’ont ni contre-coupe ni che-min couvert.
Lorsque ce système sera établi sur toutes lescôtes de l’empire, il n’y aura plus de discus-sions à chaque guerre sur la nature de l’ar-mement.
En temps de paix, on opérera un promptdésarmement en entrant les affûts dans les tours;ce qui évitera des frais considérables de trans-port. On a l’habitude aujourd’hui de ramenerles affûts dans les arsenaux. D’après la nouvelleméthode , le réarmement peut être aussi rapideque les besoins peuvent l’exiger.
C’est faute de classer ainsi les batteries decôtes d’après leur but, que l’on voit des bat-teries de cinq à six pièces pour protéger le ca-botage ; on en voit d’autres destinées à protégerle mouillage accidentel de bâtiments marchands,armées comme s’il était question de protégerune escadre de guerre.
La première dépense de l’armement des côtesd’après ces principes, serait compensée bienau-delà par l’économie qui en résulterait, tantpar la durée des affûts qui en serait beaucoupaugmentée, que par la non-construction et1 entretien des magasins à poudre et des corps-de-garde.
L’artillerie a construit les affûts de côtes de