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§ IV.
Napoléon accepta un dîner chez chaque di-recteur, sous la condition que ce serait en fa-mille, et sans aucun étranger. Un repas d’ap-parat lui fut donné par le directoire. Le corpslégislatif voulut suivre cet exemple ■: lorsque laproposition en fut faite au comité général, ils’éleva une vive opposition ; la minorité ne vou-lant rendre aucun hommage au général Moreau,que l’on proposait d’y associer; elle l’accusait des’être mal conduit au i8j fructidor. La majoritéeut recours, pour lever toute difficulté, à l’ex-pédient d’ouvrir une souscription. Le festin futdonné dans l’église Saint-Sulpice ; la table étaitde sept cents couverts. Napoléon y resta peu, yparut inquiet et fort préoccupé. Chaque minis-tre voulait lui donner une fête ; il n’acceptaqu’un dîner chez celui de la justice, qu’il esti-mait beaucoup : il désira que les principaux ju-risconsultes de la république s’y trouvassent; ily fut gai, disserta longuement sur le code civilet criminel, au grand étonnement de Tronchet,de Treilhard , de Merlin, de Target. Il exprimale désir qu’un code simple et approprié aux lu-mières du siècle régît les personnes et les pro-priétés de la république.