gû MÉMOIRES UE NAPOLÉON.
« laissés à la porte de la salle, accouretit et se« mettent entre les assassins et moi. L’un de ces« braves grenadiers ( Thomé ) est frappé d’un« coup de stylet dont ses habits sont percés. Ils« m’enlèvent. Au même moment, des cris de« hors la loi se fon$ entendre contre le défen-« seur delà loi. C’était le cri farouche des assas-« sins contre la force destinée à les réprimer.« lis se pressent autour du président, la menace« à la bouche, les armes à la main; ils lui or-« donnent de prononcer la mise hors la loi. L’on« m’avertit, je donne ordre de l’arracher à leur« fureur, et dix grenadiers du corps législatif« entrent au pas de charge dans la salle et la« font évacuer. Les factieux, intimidés, se dis-« persent et s’éloignent. La majorité, soustraite«à leurs coups, rentre librement et paisible*« ment dans la salle de ses séances, entend les« propositions qui devaient lui être faites pour« le salut public; délibère et prépare la résolu*« lion salutaire qui doit devenir la loi nouvelle« et provisoire de la république. Français ! vous« reconnaîtrez sans doute à cette conduite le« zèle d’un soldat de la liberté, d’un citoyen dé*« voué à la république. Les idées conservatrices,« tutélaires, libérales, sont rentrées dans leurs« droits par la dispersion des factieux qui oppri*« ruaient les conseils, et qui, pour n’être pas