MASSON A.
cènes. —
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canons, il n’aurait rien gagné. Le général avaitencore 12,000 hommes., il se réunirait à Suchetqui en avait autant, et, ainsi réunis, ils manœu-vreraient contre lui, Ott , qui se serait affaibli d’unedivision qu’il fallait qu’il laissât à Gênes . Il nepourrait donc se porter sur le Pô qu’avec en-viron trente bataillons, qui, réduits par les. per-tes de la campagne, fourniraient à peine i 5 ,ooohommes.
Ott proposa que l’armée française se rendîtà Antibes par mer, avec armes et bagages, etsans être prisonnière. Cela fut rejeté, et onconvint que 8 , 5 oo hommes de la garnison sor-tiraient par terre et prendraient la chaussée deVoltri , et que le reste seraît transporté par mer.(Voyez la capitulation.) Le surlendemain, 6 , laplus grande partie de la garnison sortit au nom-bre de 8 , 5 oo hommes avec armes et bagages,mais sans canons, et se rendit à Voltri : le gé-néral en chef s’embarqua à bord de cinq cor-saires français avec i, 5 oo hommes et 20 piècesde campagne; les malades, les blessés, restè-rent dans les hôpitaux sous le soin des officiersde santé français . Ott confia Gênes au généralHohenzollern, auquel il laissa 10,000 hommes.L’amiral anglais prit possession du port et desétablissements maritimes ; des convois de sub-sistances arrivèrent de tous côtés : en peu de