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Tome sixième.
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GÊNES. - MASSÉNA. l r ]~]

anglais , réclama les dispositions de la conven-tion ; ce qui donna lieu à une correspondancecurieuse entre lui et le général Hohenzollern,qui sopposa à toutes les entreprises des Anglais ,mit des gardes à larsenal et au port pour lesempêcher de rien enlever : il se comporta avechonneur.

La première nouvelle de la reddition de Gê­ nes fut apportée à Napoléon par quelques pa-triotes milanais réfugiés dans cette ville, et quiavaient regagné leur patrie par les montagnes ;ce ne fut que vingt-quatre heures plus tard,quil en reçut la nouvelle officielle. Quand lesGénois apprirent la victoire de Marengo, leurjoie fut extrême; leur patrie était délivrée. Ilssassocièrent sincèrement à la gloire de leursalliés. Le parti oligarchique rentra dans le néant.Les Anglais et les Autrichiens furent davantageen butte aux menaces et aux insultes de la po-pulace ; le sang coula, un régiment autrichienfut presque détruit entièrement. Hohenzollernfut obligé de sadresser à Suchet pour demanderjustice et son intervention pour que, pendantle peu de jours quil avait à rester encore dansla place, jusquau moment désigné pour sa re-mise, le peuple restât tranquille. Lentrée deSuchet dans cette grande ville fut un triomphe :4oo demoiselles, habillées aux couleurs fran-

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VI.