MARENGO.
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cette formidable armée du Rhin ; enfin, disait-on , laisserait-on l’armée d’Italie si faible, si onavait pu la renforcer ? L’ensemble de tous cesmoyens de donner le change aux espions, futcouronné du plus heureux succès. On disait àParis , comme à Dijon , comme à Vienne : « Il« n’y a point d’armée de réserve. » Au quartier-général de Mêlas , on ajoutait : « L’armée de« réserve dont on nous menace tant est une« bande de 7 à 8,000 conscrits ou invalides,« avec laquelle on espère nous tromper pour« nous faire quitter le siège de Gênes . Les« Français comptent trop sur notre simpli-« cité : ils voudraient nous faire réaliser la« fable du chien qui quitte sa proie pour« l’ombre. »
§ II.
Le 6 mai 1800, le premier consul partit deParis ; il se rendit à Dijon pour passer, commenous venons de le dire, cette revue des mili-taires isolés, et des conscrits qui s’y trouvaient.Il arriva à Genève le 8. Le fameux Necker, quiétait dans cette ville, brigua l'honneur detreprésenté au premier consul de la républiquefrançaise : il s’entretint une heure avec lui,parla beaucoup du crédit public, de la mora-lité nécessaire à un ministre des finances ; H