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Tome sixième.
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2l4 mémoires de napoléon.

Milan, on semparait de tous les magasins, detous les dépôts, de tous les hôpitaux de larméeennemie; on se joignait à la gauche, que com-mandait le général Moncey ; on avait une re-traite assurée par le Simplon et le Saint-Go-thard. Le Simplon conduisait sur le Valais etsur Sion , lon avait dirigé tous les magasinsde vivres pour larmée. Le Saint-Gothard con-duisait sur la Suisse , dont nous étions en pos-session depuis deux ans, et que couvrait larméedu Rhin, alors sur lIller. Dans cette position ,le général français pouvait agir selon sa vo-lonté. Mêlas marchait-il avec son armée réuniede Turin sur la Sésia et le Tésin , larmée fran-çaise pouvait lui livrer bataille avec limmenseavantage que, si elle était victorieuse, Mêlas,sans retraite, serait poursuivi et jeté en Savoie ;et, dans le cas larmée française serait bat-tue , elle se retirait par le Simplon et le Saint- Gothard . Si Mêlas, comme il était naturel de lesupposer, se dirigeait sur Alexandrie pour syréunir à larmée qui venait de Gênes , on pou-vait espérer, en se portant à sa rencontre, enpassant le, de le prévenir et de lui livrerbataille, larmée française ayant ses derrièresassurés sur le fleuve et Milan , le Simplon et leSaint-Gothard ; tandis que larmée autrichienne,ayant sa retraite coupée, et nayant aucune