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Tome sixième.
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MARENGO.

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lui-même pénétré, de venger à linstant un cheftant aimé. La neuvième légère, qui,, méritale titre dincomparable, se couvrit de gloire. Enmême temps le général Kellermann, avec 800hommes, grosse cavalerie, faisait une chargeintrépide sur le milieu du flanc gauche de la co-lonne : en moins dune demi-heure, ces 6,000grenadiers furent enfoncés, culbutés, dispersés ;ils disparurent.

Le général Zach et tout son état-major furentfaits prisonniers.

Le général Lannes marcha sur-le-champ enavant au pas de charge. Carra-Saint-Cyr, qui ànotre droite se trouvait en potence sur le flancgauche de lennemi, était beaucoup plus prèsdes ponts sur la Bormida que lennemi lui-même.Dans un moment, larmée autrichienne fut dansla plus épouvantable confusion. Huit à dix millehommes de cavalerie, qui couvraient la plaine,craignant que linfanterie de Saint-Cyr narrivâtau poiit avant eux, se mirent en retraite au ga-lop, en culbutant tout ce qui se trouvait surleur passage. La division Victor se porta entoute hâte pour reprendre son champ de ba-taille au village de Marengo. Larmée ennemieétait dans la plus horrible déroute ; chacun nepensait plus quà fuir. Lencombrement devintextrême sur les ponts de la Bormida, la