MARENGO.
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lui-même pénétré, de venger à l’instant un cheftant aimé. La neuvième légère, qui, là, méritale titre d’incomparable, se couvrit de gloire. Enmême temps le général Kellermann, avec 800hommes, grosse cavalerie, faisait une chargeintrépide sur le milieu du flanc gauche de la co-lonne : en moins d’une demi-heure, ces 6,000grenadiers furent enfoncés, culbutés, dispersés ;ils disparurent.
Le général Zach et tout son état-major furentfaits prisonniers.
Le général Lannes marcha sur-le-champ enavant au pas de charge. Carra-Saint-Cyr, qui ànotre droite se trouvait en potence sur le flancgauche de l’ennemi, était beaucoup plus prèsdes ponts sur la Bormida que l’ennemi lui-même.Dans un moment, l’armée autrichienne fut dansla plus épouvantable confusion. Huit à dix millehommes de cavalerie, qui couvraient la plaine,craignant que l’infanterie de Saint-Cyr n’arrivâtau poiit avant eux, se mirent en retraite au ga-lop, en culbutant tout ce qui se trouvait surleur passage. La division Victor se porta entoute hâte pour reprendre son champ de ba-taille au village de Marengo. L’armée ennemieétait dans la plus horrible déroute ; chacun nepensait plus qu’à fuir. L’encombrement devintextrême sur les ponts de la Bormida, où la