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prétentions anciennes et nouvelles des Anglais sur la navigation des neutres l’indisposaienttous les jours davantage ; le commerce des neu-tres, surtout celui des puissances de la Baltique ,était troublé ; des convois escortés par des bâ-timents de guerre étaient insultés et soumis àdes visites. D’un autre côté, les changementssurvenus dans les principes du gouvernementfrançais , depuis le 18 brumaire, avaient neutra-lisé , suspendu sa haine contre la révolution : ilestimait le caractère que le premier consul avaitmontré en Italie , en Égypte , et qu’il déployaittous les jours; ces dernières circonstances dé-terminèrent sa conduite, et s’il n’abandonna pasla coalition, du moins ordonna-t-il à ses arméesde quitter le champ de bataille et de repasserla Vistule .
L’abandon de l’armée russe ne décourageapas l’Autriche , elle déploya tous ses moyens etmit deux grandes armées sur pied.
L’une en Italiej forte de i 4 o,ooo hommes,sous les ordres du fekl-maréchal Mêlas, fut des-tinée à prendre l’offensive, s’emparer de Gènes,de Nice et de Toulon . Sous les murs de cetteplace, elle devait être rejointe par l’armée an-glaise de 18,000 hommes qui devaient se ras-sembler à Mahon , et par l’armée napolitaine de20,000 hommes. Willot était au quartier-géné-
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