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en nombre inférieur , avaient perdu beaucoupde monde. L’arrière-garde de Lecourbe avaitperdu deux mille hommes, en évacuant Augs-bourg, au combat de Shwarnunchen. Cette hé-sitation avait indisposé quelques généraux del’armée. Moreau avait renvoyé Saint-Cyr, qu’ilavait remplacé par le général Grenier; il re-prochait à ce général les lenteurs de sa marcheà Engen, surtout a Mœskirch, et d’être mau-vais camarade, de laisser écraser les divisionsvoisines, lorsqu’il pouvait les secourir ; de soncôté, Saint-Cyr critiquait amèrement la con-duite de son général en chef, et manifestaithautement la désapprobation des manoeuvresqui avaient été faites depuis l’ouverture de lacampagne. On voit dans les dépêches de Le-courbe plusieurs lettres pleines d’énergie et deplaintes sur ses lenteurs, ses incertitudes, seshésitations, ses ordres et contre-ordres. Celadécida enfin le général en chef à se porter surla rive gauche du Danube , en passant la ri-vière, du 19 au 20 juin, après être arrivé surle fleuve, à la hauteur d’Ulm .
§ VII.
Lecourbe, avec la droite, se porta vis-à-visHochstet; Moreau, avec la réserve, vis-à-visDillingen ; Grenier, avec le centre, à Guntz-
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VI.