ULM. - MOREAU. 2 83
pour proposer de passer Je Rhin à Mayence ,Strasbourg et Bâle. Napoléon résolut alors dese mettre lui-même à la tête de cette armée;mais les événements exigèrent qu’elle entrât enopération en avril, et les circonstances intérieu.-res de la république ne lui permettant pas dequitter alors Paris , il se contenta de prescrireque l’armée du Rhin n’eût qu’une seule ligned’opérations.
Deuxième remarque. Moreau. — r° Sainte-Su-zanne passa le Rhin à Kehl ; Saint-Cyr, à Neuf-Brisach : ils devaient se joindre dans le Brisgaw.Moreau en sentit le danger; il rappela Sainte-Suzanne sur la rive gauche, pour lui faire re-passer le Rhin sur le pont de Neuf-Brisach : cefut un faux .mouvement et non pas une ruse deguerre. La marche de trente lieues, depuisYieux-Brisach à Bâle et Schaffhouse , par larive droite du Rhin , étant fâcheuse, l’arméepressait son flanc droit au Rhin , et son flancgauche à l’ennemi ; elle était dans un cul-de-sac,au milieu des ravins, des forêts et des défilés.Le feld-maréchal Kray fut ainsi prévenu oùvoulait aller son ennemi; il eut huit jours pourse concerter: aussi fut-il réuni en bataille à En-gen et Stockach , et en mesure de couvrir sesmagasins et Uim avant le général français, quicependant avait l’initiative du mouvement. Si