PIECES HISTORIQUES. 3o3
digieuse de morts. Cette armée a donné lieuencore à une foule de traits de bravoure, dontje ne jiuis encore vous adresser les détails; je mebornerai à vous dire que parmi nos morts > nousavons principalement à regretter le même Gou-vion, aide-de-camp du général Saint-Cyr, et lecitoyen Marchandon, officier à la 6a é , tous deuxofficiers de distinction. Cinq grenadiers de la6a e s’emparant d’une pièce de canon et d’uncaisson, la chargent et la dirigent sur l’ennemi.Au moment d’y mettre le feu, ils s’aperçoiventqu’ils n’ont ni mèches, ni lances à feu. Und’eux arme son fusil, le tire sur la lumière ducanon, et le fait partir. Us tirèrent cinq coupsde cette manière , et ramenèrent glorieusementleur pièce.
Notre perte dans ces deux affaires est de 7 à800 hommes, dont la majeure partie blessés.
Ainsi l’ennemi tenait sans cesse un détache-ment considérable sur ce point, renforcé detout ce qu’il avait pu tirer de la Lombardie ,de la Romagne et même des places, tandis queses forces principales réunies en corps d’arméeoccupaient toujours les environs de Coni , pourmenacer cette place, et inquiéter en mêmetemps notre centre et notre gauche par desattaques fréquentes.
De notre côté, tandis que la droite résistait