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MÉMOIRKS DK NAPOLÉON.
précieuse par son courage et son inclination mi-litaire. Mais dans les premiers jours de mai,Anne d’Autriche réitéra ses ordres par une lettrede sa main ; il fallut obéir. L’armée repassa leRhin à Philipsbourg, et arriva le 6 juin àSaverne;c’était la dernière étape de l’Allemagne . Les of-ficiers des troupes weymariennes se réunirent,et se présentèrent chez le maréchal pour lui de-mander leur solde. 11 lui était impossible de lessatisfaire, cependant ils ne voulurent entendreà aucune promesse, levèrent leur camp et re-passèrent le Rhin ; il les suivit avec 5,ooo hom-mes, les atteignit au passage du Rhin , et déli-béra s’il les chargerait ; il préféra les moyens dedouceur, leur laissa effectuer leur passage, etpassant lui-même sur la rive droite avec peu demonde, il se rendit au logement du comte deRosen, leur chef, se logea chez lui et continuases fonctions de général en chef comme si derien n’était. Les révoltés résolurent de descen-dre la rive droite; ils nommèrent des députés deleur confiance pour diriger leurs mouvements.Arrivé à Ettlingen dans le pays de Rade, Tu-renne fit venir dans la nuit cent hommes dePhilipsbourg, fit garotter Rosen et l’envoya àPhilipsbourg. Les révoltés se divisèrent en deuxpartis : presque tous les officiers et sous-officierset deux régiments entiers se déclarèrent pour