MEMOIRES DE NAPOLÉON.
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ment raison, lorsqu’il apprit que le duc de Lor-raine entrait en Champagne , qu’il marchait surla capitale, qu’il était d’intelligence avec lesFrondeurs, et que son but principal était defaire lever le siège d’Etampes ; il résolut alorsde brusquer l’attaque, et donna plusieurs assautsqui n’eurent point un succès complet. Il étaittellement dépourvu des objets nécessaires, quela cour fut obligée de lui envoyer ses chevauxpour le service de l’armée. Ayant appris que leduc de Lorraine était arrivé à Charenton et sedisposait à passer la Seine; il ne perdit pas unmoment, leva le siège, se porta sur Corbeil ; leschevaux de la cour furent, employés pour traî-ner l’artillerie des batteries qu’il évacua; il tra-versa la forêt de Sénart, passa la petite rivièred’Yères , à Brunoy , fit une marche de nuit au-tour de Gros-Bois, et arriva, à la pointe d u jour,sur le camp du duc de Lorraine qui appuyait sagauche à Villeneuve-Saint-Georges , et sa droiteaux premiers bois de la Grange, et s’était cou-vert de six redoutes qu’il avait élevées et palis-sadées dans la nuit; son armée était de 10,000hommes. Turenue établit son camp vis à visVilleneuve-Saint-Georges .
Le principal engagement qu’avait pris avecles Frondeurs le duc de Lorraine, était de fairelever le siège d’Étampes ; son but était rempli :