MÉLANGES.
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renne attaqua ce faubourg; il pénétra par troispoints : la droite, sous les ordres du marquis deSaint-Megrin, entra par la rue de Charenton ; lecentre, où se trouvait le maréchal, s’empara dela barrière du Trône ; et la gauche, sous le mar-quis de Navailles, longea la rivière, se dirigeantsur la place d’armes. Les retranchements n’op-posèrent pas de résistance ; on se battit aux bar-rières : Saint-Megrin s’empara de celle de Cha-ronne, et mit en déroute les troupes qui luiétaient opposées; sa cavalerie se lança impru-demment dans la rue, et arriva jusqu’à la placedu marché; elle fut chassée par Condé, qui labattit avec une cinquantaine d’officiers d’élite. Ala gauche, les troupes royales parvinrent jusqu’àla barrière, elles s’emparèrent même du jardinde Rambouillet ; mais les ducs de Beaufort et deNemours s’avancèrent à la tête de la jeunessede Paris , et les repoussèrent. Navailles avait eula précaution de faire occuper solidement lestètes des rues, ce qui lui donna les moyens deconserver la barrière. Turenne pénétra lui-mêmedans la principale rue; il arriva à l’abbaye Saint-Antoine, mais il fut repoussé par le prince, quiaccourut à la tête de quelques officiers de samaison et le ramena jusqu’au delà de la bar-rière. Peu d’instants après, Turenne rentra dansla rue avec des troupes fraîches. Un grand nom-