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1 5 e Observation. — i° Le prince de Condédans cette campagne n’a pas montré cette au-dace dont était animé le général de Fribourg etde Nordlingen ; il ne devait pas s’en laisser im-poser à Bleneau par des démonstrations ; mêmeréunies, les deux armées royales étaient infé-rieures à la sienne ; il devait lui être démontréqu’il n’avait pas devant lui des forces considéra-bles ; il se contenta d’un avantage insignifiant ;il s’en tint aux préliminaires sans mettre sonentreprise à fin. Avec un peu de son audacehabituelle, il était près d’obtenir les dernièresfaveurs; il négligea de cueillir les fruits de sacombinaison et de la faute du maréchal d’Hoc-quincourt.
2° Après sa jonction avec le duc de Lorraine,ayant des forces si supérieures, on ne voit pasbien pourquoi il se contente de se retranchersur les hauteurs de Limeil , au lieu d’attaquerl’armée du roi ; il pouvait avoir autant de canonsqu’il en voudrait étant aussi près de Paris , et unsuccès décisif dans cette circonstance pouvaitseul rétablir ses affaires et soutenir son partidans la capitale; Condé manqua ce jour-là d'au-dace !