MELANGES.
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pendant l’ennemi approchait. Turenne ordonnade marcher en avant, de gagner la montagne,certain d’y trouver, dans quelque lieu qu’il ren-contrât l’ennemi, des positions préférables àcelles qu’il occupait. Effectivement il en trouvaune bonne à deux mille toises de celle qu’il quit-tait ; sa gauche s’y appuyait à une hauteur pres-que inaccessible, près du village de Boires, sonfront était couvert par un ruisseau qui se jettedans la Somme à Péronne . Cette position étaittrès étroite; il plaça l’armée sur cinq lignes;depuis plusieurs heures elle y était, quand l'ar-mée espagnole se présenta à trois heures aprèsnûdi.'Le prince de Condé voulait attaquer surl’heure, les généraux espagnols pensèrent au-trement; leurs troupes étaient trop fatiguées, di-saient-ils ; ils voulurent leur donner la nuit derepos : l’armée du roi en profita pour se couvrirde retranchements, et le lendemain 14 , les gé-néraux espagnols ne jugèrent plus devoir courirles dangers de l’attaque. Les deux armées restè-rent trois jours en présence; le x8, les Espa-gnols décampèrent, remontèrent la Somme poursurprendre Guise . Turenne prévit leur desseinet jeta a,5oo hommes dans Guise ; ainsi préve-nus, ils renoncèrent à leur entreprise et se cam-pèrent à Caulincourt, village entre Ham et leCatelet. L’armée du roi campa à Golancourt, à