MÉLANGES.
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qu’après avoir laissé (levant la place un corpsquadruple de la garnison , elle soit aussi nom-breuse que celle de secours, elle peut s’éloignerplus d’une marche; si elle reste inférieure aprèsce détachement, elle doit se placer à cinq ousix lieues du siège,‘alin de pouvoir recevoir dessecours dans une nuit. Si les deux armées desiège et d’observation ensemble ne sont qu’é-gales à celle de secours, l’armée assiégeante doittout entière rester dans les lignes ou près deslignes, et s’occuper des travaux du siège pourle pousser avec toute l’activité possible.
Au siège d’Arras , l’armée espagnole était de3 a,ooohommes,dont i 4 ,ooo d’infanterie, 10,000fusiliers , 4>ooo piquiers. Elle ne pouvait doncemployer que le feu de 10,000 fusiliers pourdéfendre une ligne de quinze mille toises depourtour. Cependant l’archiduc continua sonsiège pendant trente-huit jours, en présencede Turenne, qui était campé à une portée decanon de lui; il a donc eu dix-huit jours pourprendre la place ; supposé qu’il eût négligé dese Couvrir, il n’eût pu continuer son siège vingt-quatre heures. Ces retranchements donnèrentdonc à l’archiduc la facilité de pouvoir, pendantces trente-huit jours, continuer la tranchée etbattre la place.