MELANGES.
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serve était couverte par des lignes, mais de peude conséquence et aussi faibles que celles duchemin de Paris . Les communications avaientlieu entreMarchiennes et le camp, tous les jourset sans escorte. Villars, à la petite pointe dujour, le 24 juillet, jeta deux ponts de pontonssur l’Escaut, à une lieue de Denain , traversales lignes du chemin de Paris , qui n’étaient pasdéfendues et qui étaient sans consistance; iln’éprouva aucune résistance. La réserve autri-chienne, presque surprise , mal couverte, atta-quée par une armée entière, fut acculée à l’Es-caut et posa les armes. Lorsque le prince Eugènearriva à son secours, il s’en trouva séparé parl’Escaut; il fut témoin inutile de la catastrophede cette partie de son armée : Villars, immédia-tement après, fit assiéger Marchiennes par lemaréchal de Montesquiou ; il protégea ce siègeen prenant, avec son armée, position sur la rivegauche de l’Escaut. Le prince Eugène n’avaitplus que le parti de marcher sur le corps deVillars, mais pour cela il lui fallait passer l’Es-caut : c’était d’ailleurs un grand changementdans l’état des choses, puisque la veille c’étaitVillars qui devait forcer les lignes de Landrecy ,et qu’aujourd’hui c’était au prince Eugène, af-faibli de vingt-quatre bataillons par la perte desa réserve, à attaquer l’armée française postée