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§ II.
2 5 e Observation. — Les armées de ce tempsétaient composées au moins, la moitié de cava-lerie; elles avaient peu d’artillerie, une pièce etdemie par mille hommes; l’infanterie était pla-cée sur quatre rangs, le quatrième était arméde piques.
Aujourd’hui une armée a les quatre cinquiè-mes en infanterie, un cinquième au plus en ca-valerie, quatre pièces de canon par mille hom-mes, dont un quart en obusiers; l’infanterie seplace sur trois rangs; les piques, les spontonssont supprimés. Le feu du troisième rang est re-connu très imparfait et même nuisible à celuides deux premiers; on a presérit au premierrang de mettre le genou en terre dans les feuxde bataillon, et dans les feux à volonté le troi-sième rang charge les fusils du deuxième; cetordre est mauvais : l’infanterie ne doit se ran-ger que sur deux rangs, parce que le fusil nepermet de tirer que sur cet ordre; il faudraitque cette arme eût six pieds de long et pût secharger par la culasse, pour que le troisièmerang pût faire un feu avantageux. En rangeantl’infanterie sur deux rangs, il faut lui donner unrang de serre-file d’un neuvième ou un par