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lu rive gauche de ce fleuve. Le prince de Coudé *avec 18,000 hommes, était en Alsace , et le ducde Duras sur la Meuse , avec un corps d’obser-vation. Turenne remonta le Rhin , traversa leduché de Berg, et se porta sur laLahn; l’ennemis’était avancé sur le Mein. Les deux armées res-tèrent en présence jusqu’au 11 octobre, où lesimpériaux prirent position sur la rive gauchede la Lahn ; le grand-électeur mit son quartierà Giessen , où il fut joint par le duc de Lorraine .Turenne se décida à repasser le Rhin à Ander-nach, et étendit son armée dans l’électorat deTrêves, qui, secrètement, était allié de l’empe-reur, et il le mit à contribution. Montécuculli ,étant tombé malade dès le commencement de lacampagne, était retourné à Vienne ; le grand-élec-teur commandait l’armée; il parut d’abord vou-loir pénétrer sur la rive gauche du Rhin par lepont de Coblentz , que l’électeur de Trêves luiavait livré. Peu après, il changea de démonstra-tion, et se dirigea sur le pont de Mayence , maisle passage lui fut refusé. Le prince avait, ainsique l’électeur palatin, adopté le système de neu-tralité ; le grand-électeur se porta alors à mar-ches forcées sur Strasbourg ; Condé le prévint ,lança quelques barques chargées d’artifices sousle pont et le brûla. Enfin, le 3 novembre, legrand-électeur jeta un pont à une portée de ea-.