Band 
Tome septième.
Seite
149
JPEG-Download
 

MELANGES.

149

consistait à arriver sur Je pont de Strasbourgavant que l’armée fût ralliée; Turenne la man-qua : une pareille manœuvre aurait été fécondeen grands résultats et d’un succès certain. Si aulieu de déboucher par Belfort , c’est-à-dire, parl’extrémité des Vosges , Turenne eût débouchépar le milieu des Vosges, droit sur Colmar etStrasbourg , il fût arrivé avant que les can-tonnements se fussent ralliés. Il a dans celteoccasion montré plus de talent dans la concep-tion de ce beau plan, que dans son exécution.

34 e Obse/vatio/i. —■ Le grand-électeur auraitdû livrer bataille à Colmar ; il était dans uneexcellente position, toute son armée était ralliéeet sa retraite assurée sur Strasbourg . La posses-sion de l’Alsace valait sans doute bien une ba-taille, mais non pas pour lui, ni pour les prin-ces du nord de l’Allemagne ; les risques qu’ilsauraient courus et les pertes qu’ils auraientéprouvées en acceptant la bataille, n’étaientcompensés par rien. Les Prussiens étaient à latête du parti protestant, ennemi de l’Au trichequi était fort pauvre. L’année suivante, lorsqueMontécuculli vint pour entrer en Alsace , avecl’armée impériale, il le dit positivement dans saproclamation aux Alsaciens , pour établir la dif-férence qui existait entre l’armée qu’il comman-dait et celle du grand-électeur.