MÉI.ANGKS.
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poser à la bourgeoisie. Montécuculli se mit enopération, descendit le Rhin par la rive droite,publia qu’il allait assiéger Philipsbourg, maisjeta un pont à Spire et passa sur la rive gauche.Turenne, négligeant cette initiative du généralennemi, passa lui-même sur la rive droite : il lità cet effet jeter un pont à Ottenheim , à quatrelieues plus haut que Strasbourg , et se portasur la Kintzig; il campa à Willstett, la droiteà ce village et à la Kintzig, et la gauche àEkcartsweier au ruisseau de Schuller, couvrantainsi Strasbourg , dont il était à deux lieues, etson pont d’Ottenheim, dont il était à quatrelieues ; et où il avait construit une tête de pontqu’il gardait par plusieurs bataillons. Aprèsquelques jours d’hésitation, Montécuculli futobligé d’obéir au mouvement de Turenne ; ilrepassa sur la rive droite, prolongea sa gauchele long de la Kintzig, son aile gauche étantéloignée d’une lieue et demie du camp fran çais . Montécuculli , dont l’armée était un peuplus nombreuse que l’armée française, mena-çait par la position qu’il avait prise, le pontd’Ottenheim; il continua son mouvement, ilmarcha sur l’abbaye de Schuttern, étendant sagauche jusqu’à Lahr ; il voulait, en menaçant lepont d’Ottenheim, obliger Turenne à repasserle Rhin , ou à découvrir Strasbourg . La posi-